samedi 29 août 2009

Un héritier de trop


Je me revois en ce mois de décembre 2008, vers 17 heures aller enterrer la sœur de mon arrière grand-mère. C’est souvent dans ces situations que toute la famille se retrouve, en tout cas ceux qui peuvent encore ce déplacer. Un coup d’œil à gauche puis à droite, pour me rendre compte que du haut de mes 31 ans je suis de loin le plus jeune au milieu de tous ces retraités. Nous devions être une douzaine pour représenter les différentes branches familiales. Cela fait beaucoup pour une ancienne famille comment la mienne, mais il faut dire que la défunte était riche et que cela attire les convoitises. Je m’y suis rendu par respect par cette personne et par obligation envers ceux qui ne sont plus et qui y étaient en quelques sortes par ma présence, car quand on à de l’argent on a souvent auprès de soi quelqu’un qui s’occupe de vous et de vos affaires ca va de soit. Dans mon cas c’est des cousins éloignés qui s’était occupé de notre pauvre arrière grand-tante. Ils l’on d’abord pris chez eux, comme cela ce faisait autrefois, ce qui leur a permis d’évoluer financièrement (une joli XM qui venait tout juste de sortir, un cabinet dentaire pour le fiston…). Malheureusement avec les années l’argent s’est envolé et ils l’ont placé dans une maison de retraite. C’est la triste fin de beaucoup de nos ainés, qui deviennent des boosters financiers puis sont mis au rebut.

Je ne m’attendais à rien depuis que ma branche familiale avait été déshéritée dans les années 80. Surtout que les maisons de retraites coûtent cher et après plus de 15 ans la facture devait être salée, mais cela pourra faire l’objet d’un autre post tellement le sujet est vaste. Toujours est-il que je reçois un courrier de notre notaire de province qui m’annonce qu’une petite somme m’est due. Je lis le document sur lequel apparaissent les héritiers, jusque là rien de surprenant. Je me penche ensuite sur le décompte et constate que l’état ponctionne à hauteur de 60 % le capital. Il est donc l’hériter principal d’une personne qu’il ne connaît pas et qui a donné sa vie en payant des impôts et autres taxes. Cela pousse à de longue réflexion sur la propriété en France. Il me semble avoir entendu pendant la dernière campagne présidentielle la fin de l’impôt sur les successions ? L’un des plus injuste dans notre pays qui touche ceux qui dans leur vie veulent construire pour transmettre, une fois de plus c’est ceux qui bâtissent qui paye la facture.

1 commentaire:

  1. Faut transmettre de son vivant, ça coûte bien moins cher. Certains l'ont bien compris on dirait. Ce en quoi à mon avis l'impôt sur les successions est injuste, c'est qu'il n'est pas proportionné à la somme transmise et à la capacité de l'héritier de payer les droits s'il s'agit d'un bien non en numériaire. il devrait être comme l'impôt sur le revenu, progressif voire carrément nul quand c'est nécessaire et que les sommes en jeu ne sont pas considérables. mais actuellement, il est uniquement lié au degré de parenté de l'héritier, vielle survivance de l'époque du droit héréditaire...

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