Nous vivons depuis un an dans un « état en crise », cela a commencé par une crise financière mondiale qui à mis en échec notre système économique, basé sur des fondements de libéralisme, avec divers degrés de protectionnisme selon les pays. Aujourd’hui nous devons faire face à une pandémie de grippe annoncée à grand renfort de média.
C’est donc dans une morosité que nous vivons en 2009, inquiet pour notre santé, notre emploi, notre pouvoir d’achat… ce qui constitue, d’un point de vue large, « notre avenir, notre devenir » au sein de la société. Nous sommes tous concernés, directement ou indirectement dans notre environnement privé ou professionnel.
Une autre crise qui est encore naissante, mais bien plus dévastatrice arrive timidement. Nombres d’entre nous sont touchés à divers degrés régulièrement. Honteuse maladie, souvent caché par celui qui la subit, préférant préserver les apparences. Quand on l’évoque les regards se baissent et les portes se ferment. Cette maladie que je qualifie de « professionnelle » et tabou, car elle touche directement l’image d’une entreprise.
Difficile en écrivant ces modestes lignes sur un sujet aussi vaste que complexe de ne pas avoir une pensée pour tous ceux qui en sont mort et à ceux qui le seront bientôt.
Incontournable dans toutes les grandes entreprises, la communication est la grande absente des relations de ceux qui composent notre tissu social d’entreprise. Un salarié évolue au sein d’une toile où il y côtoie d’autres salariés à divers niveaux de hiérarchisation. Il s’agit d’une toile ou chaque fils est multiplexé par des données qui vont du strict professionnel pour les uns, au professionnel additionné à la vie privée ou autre sujet qui sort du cadre de l’emploi, pour les autres. La déshumanisation d’un salarié commence toujours par un désintéressement hiérarchique et glisse progressivement par un isolement qui donnera naissance à un sentiment d’abandon total et d’inutilité à lutter contre un système de pouvoir dans lequel la victime est désarmée. C’est souvent dans cette période de prise de conscience de mise au rebut que votre toile s’affaibli. Car qui voudrait d’une relation peu flatteuse ? Ainsi vos collègues, quels que soient leurs niveaux hiérarchiques, peuvent profiter de vos malheurs comme faire-valoir de leur compétences et qualités en comparaison à vos performances actuelles. C’est ainsi que des niveaux de rivalité se créent et que des compétitions internes écloses au fil des politiques d’entreprise et de la montée vers une pyramide sociale ou l’amoindrissement des postes augmente les luttes et le « lobbying » en laissant des victimes sur le chemin de l’ascension.
Nous passons une grande partie de notre vie à notre travail. C’est pourquoi il est important de ressentir un bien-être dans notre environnement professionnel. Il est prouvé que cela augmente la productivité et fait baisser les arrêts maladie. Des entreprises étrangères très attachées à cette question vont jusqu'à offrir des lieux de repos suréquipés, allant jusqu'à dépasser le confort de nos domiciles. Ces oasis des temps modernes sont des havres de paix, qui permettent de décompresser face aux pressions infligées par la rentabilité et les objectifs. Une soupape nécessaire qui offre aux salariés la possibilité de se libérer de la pression et de créer un lieu d’échange entre plusieurs acteurs d’une même entreprise, tout en y associant le sentiment de ne pas être au travail. Dans notre conception du monde de l’entreprise à ce jour, cela se traduit souvent pauvrement par une simple machine à café. Il faut créer des groupe de réflexion sur la vie du salarié dans son environnement professionnel, entreprise par entreprise car elles sont toutes uniques, autant que les femmes et les hommes qui les composent.
Aucun salarié n’est à l’abri de ce meurtrissement qui se vit comme une longue agonie. Combien de personne vivent mal dans leurs emplois jusqu'à se donner la mort sur leur lieu de travail ? Diriger une équipe c’est travailler avec des femmes et des hommes qui sont influés par des décisions parfois mal vécues ou incomprises. Napoléon a gagné des guerres grâce à une bonne stratégie militaire mais aussi par l’esprit de proximité et de compréhension qu’il entretenait avec ses troupes. Le mutisme est un refuge que seuls les sages peuvent usiter pour améliorer leur réflexion. Brisons la loi du silence, n’hésitons pas à nous remettre en question si nous avons eu un comportement indigne.
C’est donc dans une morosité que nous vivons en 2009, inquiet pour notre santé, notre emploi, notre pouvoir d’achat… ce qui constitue, d’un point de vue large, « notre avenir, notre devenir » au sein de la société. Nous sommes tous concernés, directement ou indirectement dans notre environnement privé ou professionnel.
Une autre crise qui est encore naissante, mais bien plus dévastatrice arrive timidement. Nombres d’entre nous sont touchés à divers degrés régulièrement. Honteuse maladie, souvent caché par celui qui la subit, préférant préserver les apparences. Quand on l’évoque les regards se baissent et les portes se ferment. Cette maladie que je qualifie de « professionnelle » et tabou, car elle touche directement l’image d’une entreprise.
Difficile en écrivant ces modestes lignes sur un sujet aussi vaste que complexe de ne pas avoir une pensée pour tous ceux qui en sont mort et à ceux qui le seront bientôt.
Incontournable dans toutes les grandes entreprises, la communication est la grande absente des relations de ceux qui composent notre tissu social d’entreprise. Un salarié évolue au sein d’une toile où il y côtoie d’autres salariés à divers niveaux de hiérarchisation. Il s’agit d’une toile ou chaque fils est multiplexé par des données qui vont du strict professionnel pour les uns, au professionnel additionné à la vie privée ou autre sujet qui sort du cadre de l’emploi, pour les autres. La déshumanisation d’un salarié commence toujours par un désintéressement hiérarchique et glisse progressivement par un isolement qui donnera naissance à un sentiment d’abandon total et d’inutilité à lutter contre un système de pouvoir dans lequel la victime est désarmée. C’est souvent dans cette période de prise de conscience de mise au rebut que votre toile s’affaibli. Car qui voudrait d’une relation peu flatteuse ? Ainsi vos collègues, quels que soient leurs niveaux hiérarchiques, peuvent profiter de vos malheurs comme faire-valoir de leur compétences et qualités en comparaison à vos performances actuelles. C’est ainsi que des niveaux de rivalité se créent et que des compétitions internes écloses au fil des politiques d’entreprise et de la montée vers une pyramide sociale ou l’amoindrissement des postes augmente les luttes et le « lobbying » en laissant des victimes sur le chemin de l’ascension.
Nous passons une grande partie de notre vie à notre travail. C’est pourquoi il est important de ressentir un bien-être dans notre environnement professionnel. Il est prouvé que cela augmente la productivité et fait baisser les arrêts maladie. Des entreprises étrangères très attachées à cette question vont jusqu'à offrir des lieux de repos suréquipés, allant jusqu'à dépasser le confort de nos domiciles. Ces oasis des temps modernes sont des havres de paix, qui permettent de décompresser face aux pressions infligées par la rentabilité et les objectifs. Une soupape nécessaire qui offre aux salariés la possibilité de se libérer de la pression et de créer un lieu d’échange entre plusieurs acteurs d’une même entreprise, tout en y associant le sentiment de ne pas être au travail. Dans notre conception du monde de l’entreprise à ce jour, cela se traduit souvent pauvrement par une simple machine à café. Il faut créer des groupe de réflexion sur la vie du salarié dans son environnement professionnel, entreprise par entreprise car elles sont toutes uniques, autant que les femmes et les hommes qui les composent.
Aucun salarié n’est à l’abri de ce meurtrissement qui se vit comme une longue agonie. Combien de personne vivent mal dans leurs emplois jusqu'à se donner la mort sur leur lieu de travail ? Diriger une équipe c’est travailler avec des femmes et des hommes qui sont influés par des décisions parfois mal vécues ou incomprises. Napoléon a gagné des guerres grâce à une bonne stratégie militaire mais aussi par l’esprit de proximité et de compréhension qu’il entretenait avec ses troupes. Le mutisme est un refuge que seuls les sages peuvent usiter pour améliorer leur réflexion. Brisons la loi du silence, n’hésitons pas à nous remettre en question si nous avons eu un comportement indigne.








